Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
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Volume 2 - Numéro 2 - Juin 2011

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ISSN : 1929-2163

Dernières nouvelles

Partenariats réussis

Vous souhaitez établir un partenariat? Vous vous demandez si cet investissement sera rentable? Voyez comment des entreprises de toutes les régions du Canada travaillent avec des chercheurs pour faire progresser leur produit ou leur procédé en prenant part à un partenariat appuyé par le CRSNG.


Le CRSNG finance des activités visant à réduire l’utilisation du sodium dans l’industrie alimentaire

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et l’Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète (INMD) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) aident l’industrie alimentaire et le milieu universitaire de la recherche à travailler ensemble à la réduction de la teneur en sodium de l’approvisionnement alimentaire du Canada en réalisant des projets de recherche et développement coopérative. Les projets retenus seront financés par le Programme de subventions de recherche et développement coopérative (RDC) du CRSNG et par l’INMD-IRSC.

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La capacité en recherche appliquée des collèges s’améliore grâce à de nouveaux fonds

Le Programme d’innovation dans les collèges et la communauté (ICC) du CRSNG appuie de nouveaux projets dans 11 collèges communautaires et permet à des chercheurs de collaborer avec des entreprises à une gamme de projets de recherche appliquée – des technologies de l’énergie non polluantes aux outils pour les professionnels de la santé. Les nouveaux partenariats établis entre des collèges et des entreprises contribuent à créer et à promouvoir une vaste gamme de technologies de pointe, ainsi qu’à commercialiser les innovations. Les projets recevront en tout plus de 18 millions de dollars sur une période d’au plus cinq ans. Dans le cadre du programme, les collèges se servent des fonds pour accroître la participation des entreprises au projet qu’ils ont choisi. Pour tirer parti de l’expertise en recherche des collèges dans votre région, consultez la description du Programme d’ICC du CRSNG.

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Vous vous demandez comment obtenir des fonds du CRSNG?

Irene Mikawoz du Bureau régional du CRSNG des Prairies a donné un aperçu des programmes du CRSNG dans le cadre du séminaire sur l’énergie classique organisé par l’Alberta Centre for Advanced Micro-Nano Technology Products (ACAMP) le 8 mars 2011. Visionnez la vidéo (en anglais seulement).

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Perfectionner les éoliennes

Pour transformer le vent en énergie, il faut d'abord décider où placer l'éolienne. Le choix de l'emplacement est crucial pour tirer le maximum d'énergie de l'installation, mais ce choix n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire. Le processus de mesure qui dure de 12 à 18 mois est coûteux, particulièrement pour les petites entreprises.

Pour mieux comprendre le comportement du vent et l'effet des structures sur ce comportement, Cleanfield Energy Corporation s'est associée à Kenny Corscadden du Département de génie du Nova Scotia Agricultural College de Truro, en Nouvelle-Écosse, pour réaliser un projet à court terme appuyé par une subvention d'engagement partenarial (SEP) du CRSNG.

« Cleanfield voulait savoir comment améliorer le rendement des éoliennes en modifiant l'environnement des bâtiments sur lesquels elles sont installées. L'objectif du projet réalisé à l'aide de cette subvention était d'examiner les avantages éventuels de la modification du comportement du vent à l'aide de structures », explique M. Corscadden.

« Le vent peut être très bon dans un coin du bâtiment et inexistant dans un autre coin du même bâtiment. Nous voulons être en mesure de déterminer l'emplacement optimal d'une éolienne en ayant recours à une méthode qui n'est pas trop coûteuse », poursuit Mihail Stern, directeur de la technologie chez Cleanfield.

M. Corscadden et son équipe ont créé un processus de modélisation à phases multiples qui a permis à Cleanfield d'obtenir des résultats.

« Nous avons commencé par faire une analyse théorique à l'aide d'un logiciel qui nous permettait d'étudier l'écoulement du vent autour des structures et de déterminer la forme la plus susceptible d'augmenter la vitesse du vent. Nous avons ensuite réalisé une maquette que nous avons placée dans une petite soufflerie pour vérifier les résultats que nous avions obtenus avec l'analyse théorique », explique M. Corscadden.

« Enfin, pendant quelques mois, nous avons procédé à des essais à grande échelle – environ un tiers de la pleine échelle – en utilisant une structure de 12 pieds carrés installée dans l'un de nos champs de recherche. »

Après avoir étudié l'effet de différentes structures sur l'écoulement du vent dans un parc éolien de Cleanfield, l'équipe de M. Corscadden a fourni de précieuses données à l'entreprise.

« Nous avons pu lui montrer que quelques éoliennes étaient installées dans des endroits qui n'étaient pas optimaux. Cleanfield a immédiatement constaté l'avantage d'utiliser le logiciel pour déterminer l'emplacement de multiples éoliennes sur les bâtiments », poursuit M. Corscadden.

« Par conséquent, nous avons présenté une demande au Programme de subventions de recherche et développement coopérative du CRSNG afin de développer le logiciel. »

MM. Stern et Corscadden pensent tous deux que le logiciel qui permet de déterminer l'emplacement optimal de petites éoliennes sur un bâtiment intéressera de nombreuses entreprises.

« Dorénavant, quand Cleanfield fera une analyse de rentabilisation, elle pourra prédire le rendement éventuel de chaque éolienne et indiquer à l'acheteur quel sera le rendement du capital investi en se basant sur cette analyse, déclare M. Corscadden. Elle déterminera les emplacements en se servant du logiciel et pourra dire à ses clients d'où vient cette information. »

Le projet appuyé par la SEP a été le catalyseur de l'établissement d'une relation entre Cleanfield et l'équipe de M. Corscadden.

« Nous sommes très satisfaits des travaux théoriques et pratiques qu'ils ont réalisés. Le logiciel est très prometteur, et nous sommes impatients de réaliser d'autres essais », déclare M. Stern.

« Ce projet n'aurait pas vu le jour sans l'appui du Programme de subventions d'engagement partenarial. Il nous a donné une occasion exceptionnelle de montrer nos capacités et nos compétences », conclut M. Corscadden.

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COM DEV évalue les risques et les possibilités de la miniaturisation pour les engins spatiaux grâce à une chaire de recherche

Aucune entreprise ne veut être prise au dépourvu lorsque le marché se transforme. Il y a dix ans, COM DEV International Ltd. a décidé de s'associer avec Raafat Mansour, expert de renommée mondiale en miniaturisation et en microfabrication de la University of Waterloo, pour réaliser une étude à long terme sur une technologie de rupture qui pourrait améliorer la position concurrentielle de cette entreprise de Cambridge, en Ontario, sur le marché spatial mondial.

L'utilisation des microsystèmes électromécaniques (MEMS) est déjà très répandue dans les systèmes terrestres, et il ne manque pas de prévisions sur l'utilisation de ces minuscules dispositifs mécaniques pour créer des satellites et d'autres systèmes spatiaux plus petits, plus légers et plus performants. « COM DEV occupe de 50 à 70 p. 100 du marché mondial des filtres et des commandes destinés aux satellites, mais elle a recours à des technologies conventionnelles qui sont volumineuses. La miniaturisation à l'aide des MEMS peut représenter un excellent choix pour améliorer le rendement de grosses matrices de commutation et la fonctionnalité des satellites », déclare M. Mansour.

Comme les sous-systèmes et les instruments spatiaux sont au cœur de son activité, COM DEV savait qu'elle ne pouvait pas négliger les MEMS. Elle avait le choix entre faire elle-même ses travaux de recherche ou établir un partenariat avec M. Mansour et créer un laboratoire reconnu à l'échelle mondiale afin de réaliser des travaux de recherche de pointe sur l'utilisation des MEMS dans les applications spatiales. C'est pourquoi l'entreprise a investi 1,5 million de dollars dans une chaire de recherche industrielle du CRSNG.

« Si nous avions fait ces travaux de recherche à l'interne, nous aurions pu facilement dépenser en deux ans ce que nous avons investi dans la chaire pendant huit ans sans même approcher de la quantité de travaux et d'expériences que nous avons réalisés avec M. Mansour. Le fait de travailler avec M. Mansour nous a donné plus de temps pour examiner la technologie et a réduit le risque qu'une autre entreprise occupe cette part du marché. En demeurant à la fine pointe de la technologie, nous avions un avantage que nous pouvions facilement exploiter pour percer le marché au besoin », déclare Tony Stajcer, vice-président de la recherche et développement chez COM DEV.

La recherche réalisée dans le cadre de la chaire a révélé qu'il faudra beaucoup plus de temps que ce qui avait été prévu pour élaborer des systèmes spatiaux basés sur l'utilisation des MEMS. Les résultats ont permis à COM DEV de concentrer ses activités de recherche et développement sur des possibilités et des défis plus immédiats.

« Le risque a beaucoup diminué grâce aux travaux de la chaire. Nous sommes à peu près certains maintenant que personne ne nous devancera par surprise », poursuit M. Stajcer.

Au cours des huit ans d'activités de la chaire, les chercheurs ont présenté six demandes de brevet, notamment pour des filtres innovateurs. Par suite de la présentation des demandes, trois brevets ont été accordés sous licence à COM DEV. Même si le mandat de la chaire a pris fin en 2010, COM DEV a continué de collaborer avec M. Mansour. En novembre 2010, ce dernier a été nommé titulaire de la Chaire de recherche du Canada en systèmes de radiofréquence micrométriques et nanométriques intégrés.

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Tirer l’avenir énergétique du fond de l’océan

Pourrait-on répondre aux besoins en énergie du Canada en exploitant le fond de l'océan au large des côtes de la Colombie-Britannique? Cela est tout à fait possible, selon Ross Chapman, géophysicien marin de la University of Victoria. Les travaux de M. Chapman ont mené directement à la création d'un produit commercial en collaboration avec Quester Tangent, un fournisseur de produits de classification acoustique du fond de l'océan.

Depuis 30 ans, M. Chapman étudie le fond de l'océan et tente de déterminer ce qui s'y trouve afin de trouver un moyen rentable d'en extraire le méthane, qui est une source abondante de combustible propre.

Des centaines de gisements ont été repérés sous le fond de l'océan au large des côtes du Japon, de l'Inde et du Costa Rica, entre autres, mais la technologie qui permettrait de les exploiter n'existe pas encore. À l'aide d'une subvention du Programme De l'idée à l'innovation (INNOV) du CRSNG, M. Chapman a poursuivi ses travaux dans le domaine de la sismo-acoustique et tenté de faire progresser l'utilisation de méthodes acoustiques pour explorer le fond de l'océan.

L'utilisation de méthodes acoustiques sous‑marines pour mesurer à distance les caractéristiques biologiques et physiques du fond de la mer évolue rapidement et est en train de devenir une norme acceptée. M. Chapman voulait approfondir l'idée d'associer directement un signal d'écho acoustique provenant du plancher océanique à un type de fond marin.

Grâce aux fonds du Programme INNOV, M. Chapman et Ben Biffard, un étudiant aux cycles supérieurs, ont perfectionné et mis à l'essai leur technologie. Les résultats ont été impressionnants. MM. Chapman et Biffard ont exploré les profondeurs du canyon Barkley qui se trouve à 80 km au large des côtes de l'île de Vancouver et trouvé le plus gros gisement d'hydrate de méthane jamais découvert dans le fond marin du Canada.

« Des travaux de recherche précédents nous avaient révélé qu'il existe des gisements sous le plancher océanique le long de la côte de la Colombie­Britannique, explique M. Chapman. Ces gisements du canyon Barkley sont les plus importants gisements visibles que nous avons découverts. En les étudiant, nous pourrons déterminer s'il est possible d'en extraire le gaz de façon économique et sûre. »

Les travaux de recherche de M. Chapman ont mené directement à la création d'un produit commercial en collaboration avec Quester Tangent. Grâce à une subvention de recherche et développement coopérative du CRSNG, M. Chapman a poursuivi ses travaux et transformé son idée originale en une série de possibilités que Quester Tangent peut exploiter pour créer les produits de classification du fond marin de la prochaine génération.

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